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Les Comoriens dans leur majorité, ne gagnent pas 400€ par an avec un salaire de 30€ par mois, quand les dépenses minimums du mois dépassent largement 200€. Ils ne mangent pas à leur faim, ne se soignent pas quand ils sont malades ; ils ont des difficultés à scolariser les enfants, à payer les factures d’eau et d’électricité. Les salaires ne sont pas payés et n’ont pas augmenté depuis plusieurs années, quand le coût de la vie ne cesse de grimper. Les rapports publiés en novembre 2006 a mis en évidence le lien profond entre cet état de pauvreté et la corruption.
Il faut davantage d’activités productrices de richesses, et génératrice de croissance, pour lutter contre la pauvreté, la faim et le chômage ; ceci, en distribuant les revenus sous forme d’emplois rémunérés et de pouvoir d’achat notamment aux plus pauvres.
Il faut donc intégrer les économies de l’Archipel dans un marché plus vaste, et donner du souffle à nos produits. Ce qui nécessite le soutien résolu de notre système de production alimentaire : agriculture vivrière, filières fruits et légumes, élevage des bovins et des caprins, filières du lait/viande bovine, élevage des poules pondeuses et des poulets de chair, développement de la pêche et aquaculture, un système de stockage et de commercialisation des produits, et l’exploitation de nos potentialités touristiques.
Du commerce et des investissements
Le commerce est une activité noble exercée par le prophète Muhammad. Les débats théologiques sur le « riba » ou profit illicite ont été évacués depuis l’insertion de la finance islamique dans l’économie mondiale La liberté du commerce et des investissements seront protégées, non par des textes inertes et inanimés, mais par la volonté de ceux qui sont chargés de les mettre en œuvre. L’investissement étranger sera traité comme l’investissement national, s’agissant de la protection des activités, de la sécurité des personnes, et de leurs biens.
Pour des raisons d’ordre public et de façon exceptionnelle, un investissement national ou étranger pourra être interdit, lorsqu’il s’avère que son financement provient de l’argent sale, et que son activité porte atteinte à la sécurité nationale.
Mesures
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