Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 10:06
ELECTION DU GOUVERNEUR A LA GRANDE COMORES : DAOUD HALIFA DECLARE SA CANDIDATURE Homme d’affaire et politique, Daoud invite « tout le monde à se mettre débout » pour soutenir sa candidature aux prochaines élections. Candidat indépendant, Daoud Halifa vient de rentrer dans son pays après un long séjour en France. Plus le jour de l’élection s’approche, plus les candidats se dévoilent. A jour J-62 du premier tour de ce scrutin des gouverneurs, Daoud Halifa a rendu publique sa candidature. Dans une conférence de presse tenue ce lundi à Moroni, cet enfant de Mkazi a expliqué les raisons qui l’ont poussé à solliciter les voix de Ngazidja. Daoud comme on l’appelle affectueusement indique « qu’il ne veut pas mourir dans l’anonymat. En tant que patriote, il veut et il peut faire quelque chose pour son île avant de mourir ». Devant les journalistes et quelques politiciens de la place comme Saïd Ali Kemal, cet Homme d’affaires a exposé son programme. De l’éducation en passant par l’économie, l’emploi et la santé, ce politicien ne manque pas d’argument pour convaincre l’électorat. Pour les jeunes, Daoud envisage de réhabiliter les collèges et « cela ne coûte que 3,5 milliards d’après les études réalisées sur la question ». Peut être son projet phare sera celui de faire de la Grande-Comores « une île franche ». « Il faut que les barrières disparaissent. On va faire de Ngazidja une île un centre d’achat pour comoriens et les autres pays. A la place de la douane, les commerçants vont donner un petit pourcentage », assure « cet héritier » d’un des immeubles Grimaldi. Daoud assure aussi que « ce système s’adapte à un pays de fainéants comme le notre ». Connu très proche de l’ancien régime, cet ancien candidat aux législatives de 2004 nie toute relation avec la CRC du président Azali. « J’ai été seulement un ami de Saïd Ali Kemal et on a cru que j’ai milité dans le parti présidentielle. Mais en réalité je n’ai jamais été un militant de la CRC », dixit Daoud entouré de quelques jeunes de son village. « Nari djuhé », tout le monde débout, tel est le slogan qu’a choisi cet Homme politique qui assure pouvoir financer sa campagne avec « ses propres fonds comme il est un Homme d’affaires », en tant que patron des magasins « Daoud and Generation ». A.A. Mguéni ELECTIONS PRESIDENTIELLES : L'EQUIPE DE BIENRIFI EST AU GRAND COMPLET « C’est la coordination des forces tranquilles » nous a déclaré ce lundi matin à l’aéroport de Bandar es Salam, le prétendant à la candidature à la course présidentielle, le député, ancien premier ministre Bienrif Tarmidi alors qu’il partait pour Ngazidja. « Nous, qu’on croyait à tort endormis, sommes les premiers à être au grand complet ». Bienrif Tarmidi est le candidat titulaire. Son vice président à Mwali ce n’est pas Hamada Madi Bolero comme certains le laissaient croire, mais c’est le député et ancien gouverneur Abdallah Said Sarouma alias Chabhane « mbaba oulozo » précise à HZK-Presse et la Gazette des Comores celui qu’on surnomme ici Ba Guiri, également à l’aéroport. Son vice président à Ngazidja c’est le député et ancien ministre Ibrahim Ali Mzimba et à Anjouan c’est l’ancien premier ministre Mahamoud Ahmed Abdallah. Quant aux directeurs de Campagne, à Anjouan c’est Ansfidine Abdallah, l’ancien gouverneur Archad Mohamed à Mwali et à Ngazidja, le directeur de ressources humaines de l’université des Comores M. Boinaher. « Dans les heures qui viennent vous allez connaitre également les noms de nos candidats gouverneurs » a précisé le député Bienrif. Mais où en est-on avec l’ancien premier ministre Hamada Madi Bolero ? « Il est de notre coté mais pour des raisons stratégiques on a préféré composer ainsi. Lui aussi est candidat pour cette course à la présidence » a indiqué de son coté le député Chabhane. Mouayad Salim ASSEMBLEE NATIONALE : LES DEPUTES SE PLAIGNENT D'ÊTRE MIS A L'ECART PAR LE GOUVERNEMENT L’assemblée nationale s’est réunie en session extraordinaire ce lundi pour revoir et corriger la loi organique sur l’éligibilité du président de la république. Dans son arrêt rendu le 17 août 2010, la Cour constitutionnelle avait déclaré « conforme à la constitution de l’Union » la loi organique relative à l’éligibilité du président de l’Union adoptée par les députés le 1er août dernier, tout en émettant des «observations » par rapport à certaines dispositions de ce texte. La haute juridiction avait alors recommandé que ces articles soient revus par les élus pour qu’ils soient conformes à la constitution. C’est donc en se conformant à cette décision de la Cour constitutionnelle que les députés réunis, hier après-midi, en session extraordinaire pour « revoir et corriger » ces dispositions, ont adopté ce texte à l’unanimité en deuxième lecture. Les articles 1er, 2 et 6 de cette loi organique sont ainsi amendés par 30 députés dont 6 par procuration et 3 absents lors de cette session extraordinaire présidée par le vice-président de l’Assemblée nationale, Attoumane Allaoui alias Andoudou. « Cette loi compte parmi les éléments du dispositif législatif qui réglementent le processus électoral de bout en bout », avait déclaré le vice-président Attoumane Allaoui, dans son discours d’ouverture. Le député s’est également prononcé sur certains points de l’actualité nationale. Il a rappelé à l’ordre les membres du gouvernement. « Nous sommes contrariés du fait que certaines décisions engageant l’avenir de notre pays sont souvent prises sans qu’on daigne nous consulter ou même nous informer », a fait savoir le député estimant que cela est « inacceptable ». Dans cette même lancée, il a « attiré l’attention » du ministre en charge des élections sur « l’unilatéralisme qui marque souvent ses mesures et décisions » qui risqueraient, selon lui, de « compromettre à terme, les efforts investis jusqu’ici dans l’objectif d’arriver à des scrutins libres, transparents, apaisés et incontestables ». Une remarque à laquelle le ministre, Abdourahamane Ben Cheikh Achiraf, n’a pas manqué de répondre du tic au tac. « Le consensus prôné dans l’arrêt de la cour constitutionnelle ne doit pas être à sens unique. La règle doit être la même pour tout le monde », a lancé le ministre ajoutant que « dans un Etat démocratique, on doit respecter les textes et les Hommes ». Les députés ont aussi « appelé le gouvernement à faire des efforts pour payer les salaires des fonctionnaires pour cette fin de mois de ramadan comme il a fait au début ». A travers son discours, le député Attoumani Allaoui, a indiqué que « le bureau de l’assemblée nationale dénonce et condamne l’attitude hostile inamicale et tout simplement incivique dont ont fait preuve certains habitants de Dzahadjou-Hambou à l’égard du président de l’assemblée lors d’un passage effectué vendredi dernier dans cette localité ». Le député Bourhane Hamidou était conspué par des jeunes de cette localité dont est originaire le général Salimou Mohamed Amiri, ancien chef d’état-major de l’armée nationale limogé la semaine dernière et inculpé dans l’affaire de l’assassinat du colonel Combo Ayouba. « Aucun motif en tout cas ne peut justifier un comportement aussi désinvolte vis-à-vis de la deuxième personnalité du pays », a-t-il conclu. Faïssoili Abdou POLITIQUE: DES JEUNES POLITICIENS COMORIENS FORMES A L'AMERICAINE Depuis ce lundi et durant trois jours des jeunes politiciens de l’archipel sont formés à mener une campagne électorale à l’américaine. La Gazette a suivi la première séance donnée à l’American Corner. Chaque élection, son lot de nouveauté. La nouveauté cette année, peut être la manière de battre campagne des jeunes. Et pour cause, une formation des jeunes politiciens se déroule depuis hier à l’American Corner de Moroni. Une vingtaine de jeune leaders issus des trois îles sont initiés aux techniques américaines utilisée pour réussir une campagne, mais surtout la manière dont Barack Obama qu’on ne présente plus, a procédé pour accéder à la magistrature suprême de cette grande puissance. Cette initiation est assurée par l’ambassade des Etats-Unis aux Comores avec résidence à Antananarivo. « On ne sait pas exactement comment est la situation aux Comores mais dans beaucoup de pays africains, les jeunes sont manipulés par les Hommes politiques. Ils sont utilisés à d’autres fins. Donc, cette formation est conçue pour rendre utile la participation de la jeunesse », insiste à l’ouverture de la séance Brette Bruen, attaché culturel à l’ambassade des Etats-Unis. L’idée est de permettre la tenue d’élections présidentielles et des gouverneurs libres et démocratiques. C’est pourquoi ce diplomate du pays de l’Oncle Sam indique que « les jeunes ne doivent pas être seulement des spectateurs. Ils doivent être des acteurs pour plus de démocratie dans ce scrutin ». L’Union des Comores est le troisième pays africain à bénéficier de ce programme. Un atelier identique était organisé en Guinée et à Madagascar. Ce nouvel attaché culturel déclare que « l’expérience de la Guinée était convaincante. Les élections de Conakry ont connu une forte participation des jeunes et avec moins d’incident. C’est dans ce sens qu’on a décidé de développer cette technique dans d’autres pays ». Pour se faire et pour tenter de contribuer à la promotion de la démocratie dans le l’archipel, Washington a dépêché une experte qui a participé à la campagne présidentielle qui a vu l’arrivée à la Maison Blanche du premier président noir de l’Histoire des Etats-Unis. Adrienne Lever a travaillé pour les démocrates pendant plus deux ans pour la promotion de la candidature de ce fils d’immigré kenyan. Celle qui travaille désormais aux ministères de l’énergie est convaincue que « sans la jeunesse, Obama allait avoir des difficultés pour gagner ». Adrienne Lever expose et décortique aux jeunes leaders présents dans ce centre américain les techniques et les stratégies qu’a utilisée la jeunesse américaine pour toucher et faire adhérer un maximum de gens. Ces jeunes comoriens venus de plusieurs partis politiques locaux ont étudié l’organisation de leurs camarades du nouveau continent. Cette dame qui a battu campagne essentiellement dans les Etats républicains assure que « le réseau social Facebook était d’une grande utilité car il a favorisé la distribution du message prôné par Obama ». Justement en parlant du message, Adrienne Lever explique « qu’au-delà du phénomène que représentait Obama, le candidat démocrate avait développé un message d’espoir et d’Union entre autre ». Les américains comptent mettre en place un centre de communication pour des appels téléphoniques en vue d’alerter les autorités pendant les élections. Une autre technique qui s’inspire de l’expérience guinéenne. A.A. Mguéni ABDOULOIHAB REVEILLE SA POLICE! Le chef de l’exécutif de l’île autonome de Ngazidja, Mohamed Abdouloihabi, a exposé dans la matinée d’hier, devant toute la police de l’île, la situation qui prévaut actuellement dans le pays. Pour la première fois depuis que la police a déménagé dans les locaux situés à l’ancien bâtiment des travaux publics, le numéro Un de l’île de Ngazidja a visité les lieux. Mohamed Abdouloihabi est quelques uns de ses collaborateurs ont découvert ce nouveau commissariat qui manque de tout. Le premier magistrat de la Grande-Comore entre dans cet endroit dans un contexte politique tendu qu’il n’a pas manqué de le souligner. « Aujourd’hui, jour du Lailat’lkadr (la nuit du destin), je tiens à me féliciter devant vous, officiers et à l’ensemble de toute la police autonome, que malgré tout, nous sommes dans une voie légale », affirme le chef de l’exécutif de Ngazidja devant les Hommes en uniforme de son île. Selon Mohamed Abdouloihabi, « la constitution ne peut être votée que par le peuple, par voie de référendum, ou du moins par les conseillers et les députés des îles. Cependant, ajoute t-il, la Cour constitutionnelle à la requête qui fera modifier cette loi ». Le chef de l’exécutif a, par ailleurs, cité quelques témoignages d’actes répréhensibles à l’encontre de ses agents. « Un de vous a été attaqué à son domicile et se trouve aujourd’hui entre les mains des médecins. Et quelques autres se trouvent en cellule. Mais pour ma part, je tiens à vous mettre en garde afin que vous puissiez vous apaiser, car votre mission est de maintenir de l’ordre », lance le locataire du palais Ngazi-Ngomé. La constitution, la loi et l’institution constituent un pays. Pourtant, quant à Mohamed Abdouloihabi, « c’est un Etat de non droit, qui ne respecte pas les normes ». « La constitution est piétinée et des gens en profitent sans respecter la loi », telle est la phrase qu’à lancé Abdouloihabi, avant d’ajouter que, « nous nous battrons de façon loyale et sur le terrain juridique jusqu’à ce que nous obtenions nos droits. Et je sais qu’hier c’était Salim, aujourd’hui quelqu’un d’autre, et demain ce sera moi. Mais qu’ils viennent parce que peut être c’est le travail que je n’ai pas fait : dormir en prison ». Le chef de l’exécutif Mohamed Abdouloihabi a profité de son passage au commissariat situé dans le quartier Magoudjou, a remis à quelques uns de ces agents, des certificats de mérite. « Je suis très heureux d’être nommé pour la première fois, en tant qu’inspecteur principal. Je dirai que selon ma capacité depuis six ans, cela je le mérite », a exprimé avec fierté, Ali Hassani, un des officiers honorés. Il a remit par la suite, une clef d’une voiture qui sera affectée à la police pour ses activités quotidiennes. Et pour conclure, le chef exécutif de l’île assure à ses Hommes que « le droit finira par triompher ». Fatouma Hamada LE NID DE SAMBI Le régime du Cheikh Sambi n’était qu’un nid par lequel se reposent une multitude des oiseaux. Ces oiseaux de couleur variable gazouillent selon le climat mais surtout selon leurs intentions. Certains hiboux prétendants envoyés de dieu pour nous sauver, réclamant souvent le Ministère de la justice pour instaurer un état de droit, et une république islamique à la Saoudienne n’ont jamais remplit leur devoir républicaine et éthique. On assiste ce dernier temps à la dégradation totale de notre justice et surtout la dégradation de l’islam. D’autres catégories sont les martins-pêcheurs, les petits commerçants en faillite qui ne cherchent qu’à régler leur contentieux avec les institutions financières par le biais du service publique et avec l’argent des l’Etat. Et en fin la catégorie (les rossignols tel que Djaé, Sidi, Fahami….) des intellectuels défaillants qui n’ont ni foi ni loi, leurs seuls conviction et objectif, remplir leurs pochent être appelé Monsieur le directeur sans direction. Tous ces oiseaux errants qui changent des couleurs à chaque saison commencent à s’éparpiller car leur nid est abimé faute d’arbre. La destruction du nid s’annonce avec amertume, car le climat s’avère turbulent. On a souvent tendance à voir des parties qui se sont créées au cours d’un régime, unis et solidaires pour sauvegarder les intérêts du régime en place comme le RDR, CRC, etc.…, tel n’est pas le cas du régime Mollah Sambi. Le premier acte méprisant fut à l’égard Mohamed Abdoulwahab ancien directeur de cabinet ; élu président de l’Ile de Ngazidja, l’élection de ce dernier fait éclater la mouvance en morceau. Ensuite l’élection législative qui a donné naissance à l’orange et baobab tout deux issu de la mouvance. Tous ces cercles vicieux qui gravitent au tour de Sambi nous montrent la vraie image de notre cher OUSATDH qui clame fort être mal servi et quelque fois trahi. Ce prédicateur malgré ses discours et les versets coraniques ne s’est jamais persuadé que la vie des comoriens est sous sa responsabilité. Les comoriens l’ont choisi selon ses promesses. Il a promis aux comoriens une vie meilleur et des habitations décentes. Ce Monsieur au turban vert a ignoré la notion de la continuité de l’Etat. Il a tout remis en causes sans jamais faire autant d’effort à réussir. Il a méprisé les fonctionnaires, détruit l’image de notre cher pays avec la vente de notre nationalité à des fins pécuniaires. Malheureusement rien n’est fait et la fin s’approche ; rira bien qui rira le dernier. La fin du mandat s’annonce avec des miracles et des comédies. Des enquêtes pour détournement de bien public bravo ! Mais qu’en est-il avec le procès Barwane, Abou Oubeid ? Qui après avoir été reproché de détournement de bien publique sont devenu Ministre sans qu’une décision a été rendu. Ce ne sont pas les procès qui en manquent. C’est fierté d’une justice digne de ce nom. Les Comores sont clémentes mais trop c’est trop. A la fin de son mandat ses amis commence à dévoiler leur intimités et laver leur linge en publique. On voit ce qu’on n’a jamais vu. Il est temps qu’on prend conscience des erreurs du passé. Il est temps de se réveiller. Il est temps d’accepter nos erreurs et faisons en sorte que nos enfants héritent un pays qu’ils seront fiers d’en être. C’est ne pas la haine qui réglera les choses, c’est la conviction de vouloir changer, et l’esprit républicaine. Nous espérons qu’après Sambi sera le moment de prise de conscience. Nous espérons qu’une véritable justice soit faite. Et non une justice de haine et de colère, une justice qui entrave les droits fondamentaux de la personne humaine. Nous espérons que les comoriens fassent le bon choix ; le choix de la raison et non de l’appartenance familiale et sociale. MOHAMED YOUSSOUF ALI Ngazi Paris LE GENERAL EN RESIDENCE SURVEILLE CHEZ LUI Mise en résidence surveillée du général Salimou. “Nous n’avons pas encore accès au dossier” a déclaré l’avocat du cabinet qui défend le général Salimou dans l’affaire du lieutenant-colonel Combo. Me Mohamed Ahamada Baco qui estime que les droits des avocats “sont respectés”, “appelle les uns et les autres à cesser de faire des déclarations fausses et aux auteurs des tracts de respecter le principe de la présomption d’innocence”. Après sa mise en résidence surveillée pour complicité d’assassinat sur la personne du lieutenant-colonel Combo Ayouba, le Général Salimou Amiri a choisi le cabinet de Me Harimia Ahmed pour assurer sa défense. Jusqu’à maintenant le cabinet d’avocat ne se trouverait pas en possession de l’ordonnance du contrôle judiciaire et de placement en résidence surveillée, dénonce Maitre Baco. Selon le collaborateur de Me Harimia, Me Baco, le cabinet n’a pas encore accès au dossier “en tant que tel”, ce qui veut dire que nous n’avons pas encore lu le procès-verbal qui nous permettrait de savoir “réellement ce qui a été dit et de poser les actes juridiques relatif à cette fin”. Tenant compte du code de procédure pénal applicable aux Comores, l’équipe formée de deux avocats a déclaré avoir interjeté appel de l’ordonnance du juge d’instruction et que “actuellement l’instruction suit son court”. “Nous attendons l’ordonnance. Je ne sais pas si notre client a été entendu en qualité de témoin ou inculpé pour autre chose. Nous avons appris comme tout le monde à travers les médias, les différentes informations et déclarations selon lesquelles notre client est accusé de complicité d’assassinat, mais dès qu’on aura accès au dossier, nous ferons savoir les chefs d’inculpations précises qui pèsent sur lui”, précise Me Baco. A propos des ces accusations, Me Baco a affirmé que son client a déclaré être “étranger” des faits qui lui sont reproché. “Avec l’évolution de l’instruction, nous verrons comment prouver son innocence et mettre fin aux rumeurs. Nous saisissons cette occasion pour appeler les uns et les autres à cesser de faire des déclarations fausses et aux auteurs des tracts de respecter le principe de la présomption d’innocence”. En ce qui concerne le respect des droits du général sur sa mise en résidence surveillée, Me Baco a soutenu que les droits des avocats “sont respectés” mais qu’il “ignorait pour les autres”. Au niveau de sa santé, le général se porterait bien et aurait le “moral” selon l’avocat. Cependant, il a regretté que son client “ne puisse pas faire du sport comme il en avait l’habitude”. “Ce qui n’est pas facile pour un militaire”, a-t-il dit en substence. Mariata Moussa Source:Alwatwan MAITRE HARIMIA DENONCE LA MANIERE D'INCULPER LE GENERAL L'avocate du général Salimou Mohamed Amiri, Me Harmia Ahmed, a indiqué jeudi qu'elle n'avait, jusqu'en fin d'après midi, eu connaissance des faits reprochés à l'ancien chef d'état-major, placé en résidence surveillée depuis mardi dernier à son domicile de la Coulée à Moroni. A l'entendre, le parquet n'avait « pas communiqué le réquisitoire introductif qui motive l'inculpation » du général. « Le juge a établi une ordonnance qui place notre client sous contrôle judicaire mais jusqu'à présent, on ignore les faits qui lui sont reprochés, ce qui n'est pas normal », a-t-elle poursuivi. Selon la bâtonnière du barreau de Moroni, son client ne figure pas sur la liste des personnes qui devraient être entendues dans le cadre de l'affaire Combo puisqu'il n'apparait pas dans le premier réquisitoire établi par le parquet. Il est à rappeler que plus d'une trentaine de personnes ont été entendues dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du lieutenant- colonel Combo Ayouba. Quatre personnes ont été placées en mandat de dépôt dont une jeune femme accusée de « complicité de faux témoignages ». Si notre client devrait être inculpé sur cette affaire, le parquet devrait nous communiquer un réquisitoire supplétif, ce qui n'a pas été fait précise t- elle. « J'ai entendu sur Rfi qu'il a été inculpé pour complicité d'assassinat. Mais je sais qu'il n'y a jamais une complicité passive or notre client a dit, à plusieurs reprises au juge, qu'il est innocent, a souligné la doyenne des avocats, précisant que l'ex-chef d'Etat-major est privé de communication avec l'extérieur. « On ne nous a pas autorisé à le voir », a-t-il indiqué. Quant à la décision de mettre le général en résidence surveillée, Me Harmia Ahmed dit se « réserver. » « A ma connaissance, la résidence surveillée est une mesure administrative, on verra. Mais comme je vous ai dit je ne dispose d'aucun élément me permettant de me prononcer ». A.S. KEMBA ELBAK ! Elbak tire à boulets rouges sur le régime Sambi L’ancien président de l’île autonome de Ngazidja, Mze Soulé Elbak, a violement critiqué le régime Sambi lors d’une conférence de presse samedi dernier au cours de laquelle, ce leader du parti Dudja a annoncé la participation de sa formation politique dans la bataille électorale en cours. Cette formation politique s’est déjà choisie deux candidats, l’un pour le siège de gouverneur de Ngazidja et l’autre au poste de vice-président au compte de la même île. Il s’agit respectivement de Cheikh Ali Bacar Kassim, un ancien ministre de l’île de Ngazidja et le docteur Soule Ahamada, patron de la pharmacie Al-Camar. Après la rupture avec Mohamed Fazul, ancien président de l’île de Mohéli et candidat aux élections présidentielles de novembre, avec lequel ils ont travaillé ensemble ces trois dernières années, en vue de la présentation d’une candidature commune, les membres du parti Dudja sont à la recherche d’un potentiel prétendant à soutenir dans le cadre de la course pour le siège de Beit-Salam. Les responsables du parti se disent « ouverts aux discussions avec tous les candidats ». Néanmoins, bien qu’il soit de l’opposition, le Dudja semble ne vouloir pas s’aligner derrière les candidats qui seront présentés par la Convergence nationale pour mai 2010 (CNPM), principale coalition des partis de l’opposition. Le leader du parti, Mze Soulé Elbak, se dit « prêt à travailler avec la CNPM, mais seulement au second tour ». « Si les Comoriens ne nous accordent pas leur confiance, tout candidat de la Convergence qui sera au deuxième tour avec celui de la Mouvance présidentielle, nous le considérerons comme le moindre mal », a déclaré Mze Soule Elbak, entouré de ses collaborateurs, lors d’une conférence de presse samedi dernier. A travers cette rencontre avec la presse, l’ex-président signait son retour sur la scène politique après plusieurs mois d’absence pour cause de maladie et son évacuation dans un hôpital aux Emirats arabes Unis, suivie d’une période de convalescence. En fait si, depuis son retour, il a eu à s’exprimer à travers des déclarations dans certains médias, c’est bien la première fois qu’il a bénéficié d’une aussi large audience pour exposer ses vues sur les affaires nationales. Et, pour cette sortie médiatique, Mze Soule Elbak n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur la gestion du pouvoir par le régime Sambi. Comme l’a fait, récemment, le colonel Azali Assoumani, Elbak a brossé un tableau peu reluisant du bilan de l’actuel locataire de Beit-Salam. L’ex-président de l’île de Ngazidja, a d’abord parlé d’une « situation socio-économique mal en point » avant de s’attaquer à « l’opacité de la gestion des finances publiques ». Il a évoquera, ensuite, « la montée de la délinquance juvénile qui a atteint, selon lui, un niveau jamais atteint jusqu’ici », même si, de son propre aveu, il ne dispose pas de « taux exact » pour vérifier cette affirmation. « Cela on peut le constater de soi même. Il n’y a qu’à voir ces nombreux containers vendant des boissons alcoolisées qui ont ouvert dans tous les coins de la capitale », s’est-il contenté de répondre à une question de La Gazette qui voulait savoir s’il a des statistiques par rapport à ce phénomène. Elbak a, également, pointé du doigt, « la montée de l’insécurité » revenant sur les cas de l’incendie, il y a peu, du domicile du directeur général de la DNST et l’assassinat du chef de corps de la force comorienne de défense, le lieutenant colonel Combo Ayouba. Le président du parti Dudja a sévèrement critiqué « ce qu’il se passe actuellement à Kandani ». « C’est de la haute trahison », a-t-il lancé. « En s’attaquant à l’armée de la manière dont il le fait actuellement, le chef de l’Etat est entrain de démolir la paix et la sécurité. Nous condamnons énergiquement ces faits et interpellons le chef de l’Etat pour lui dire que ce n’est pas logique », a-t-il poursuivi sur un ton élevé. Faïssoili Abdou LA RIPOSTE ! Après les propos du vice-président de l’assemblée nationale à l’encontre du PEC, ce parti du ministre des affaires étrangères réagit. Un des responsables de cette formation politique qualifie de « bandits les membres du Mouvement Orange ». La guerre intestine qui mine la majorité présidentielle continue. Après les attaques contre le parti pour l’entente des Comores (PEC) et son président, déployées par le vice-président de l’assemblée nationale, Djaé Ahmada, cette formation politique réagit violement contre ce responsable du Mouvement Orange. Dans notre édition de jeudi dernier, l’ancien ministre des transports aujourd’hui député avait accusé le PEC d’être « dans la majorité destructive ». Le parti du ministre des affaires étrangères « se dit d’abord étonné que ce prof de français ait ajouté un mot dans le vocabulaire français à savoir la destructivité ». Le PEC par un des responsables du bureau régional de Ngazidja Salim Saïd Abdallah a passé en revue les relations tendues qui opposent ces formations qui se retrouvent pourtant dans la Mouvance présidentielle. Ce douanier affirme que « le PEC respecte l’Orange et ses élus. Mais en aucun moment son parti ne va soutenir ou être complice des bandits ». Et lui d’ajouter que « les attaques envoyées à l’encontre du leader du PEC se justifient par le fait que son parti refuse la connivence avec les magouilles ». Dans notre livraison, cet élu Orange avait annoncé que « le PEC fait un règlement de compte » contre ce Mouvement incarné par le directeur général des douanes. Mais de son côté, ce collègue de travail de Mohamed Daoudou alias Kiki, affirme que « le PEC n’a pas de compter à régler avec qui que ce soit. Mais le parti a un devoir morale de lutter et dénoncer toute forme de magouilles ». Et cet ancien candidat aux législatives de décembre dernier dans la région de Hambou de poursuivre que « si Djaé et son parti se sentent visés par ce que Me Fahmi dénonce, c’est son problème ». Le choix du candidat de la Mouvance présidentielle au poste de gouverneur à Ngazidja était parmi les points fustigés par le député Djaé. Celui-ci « s’est étonné que le prétendant du mouvement Orange n’était pas dans liste présentée au chef de l’Etat pour porter son choix ». Et Djaé voyait derrière cette exclusion la main de Me Fahmi. « Le PEC n’a rien à voir dans cette liste. Le choix des personnalités présentées au chef de l’Etat, est fait par les responsables de la Mouvance », assure Salim Saïd Abdallah. On essaye d’expliquer aussi que la décision d’écarter Moegni Baraka dans la course à la candidature de la Mouvance par l’ordonnance du président Sambi qui exige une démission 6 mois avant l’élection. Le parti pour l’entente des Comores explique que « l’ordonnance du chef de l’Etat est venue d’une recommandation du comité de suivi et le PEC n’a pas d’influence sur ce comité ».
Par ABDOU DJABIR - Publié dans : information sur les comores
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