Lundi 26 avril 2010
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Les raisons obscures d’un limogeage
De Moroni où la colère et la malhonnêteté frappent son égo, le ministre des affaires étrangères des Comores, Ahmed Djaffar, vient de limoger Stephane Salord, consul honoraire des Comores
à Marseille pourtant apprécié par les comoriens. Les raisons de ce limogeage sont multiples selon la communauté comorienne de Marseille. Mais la raison principale est le refus opéré par ce consul
de verser de l’argent frais au ministre et ses collaborateurs. Selon Mze Ibouroi, ce notable de cette ville où réside plus de 100 000 âmes comoriennes, depuis que ce consul est nommé, les
comoriens de Marseille tissent de bons liens avec lui, et fait de son mieux pour faciliter la vie quotidienne des comoriens.
Au sommet du ministère des affaires étrangères des Comores, les choses sont vues autrement et c’est l’intérêt individuel qui prime. Le ministre qui perçoit des perdiems
à chaque déplacement voulait qu’à chaque passage en France, le consulat lui verse de l’argent pour ses besoins mélangés de ses fantasmes. Celui qui ne veut pas rater l’occasion de fréquenter les
casinos de Paris et les boîtes de nuits, exige que tout cela soit payer par les maigres ressources du consulat, au pire par le consulat lui-même. D’où la colère de Ahmed Djaffar qui a décidé de
limoger le consul et le faire remplacer par un de ses bras droits qu’il a réussi à affecter à l’amabassade des Comores à Paris comme conseiller en relations publique, un ancien de l’hôtel Galawa,
Mr Abdourahmane Soundi.
Une forte délégation de l’ambassade des Comores à Paris est dépêchée sur place à Marseille pour ramasser les quelques miettes qui sont dans le coffre du consulat et envoyer à Moroni pour
notre ministre. Le limogeage du consul s’explique également par le fait que un des collaborateurs du ministre Djaffar en visite à Marseille, a imposé à notre consulat de prendre en charge son
séjour pendant ses vacances et ce au nom de son ministre. Mais, le consulat ne l’a pas fait et finalement les menaces brandies par le collaborateur du chef ont payé car le consul a fait ses
cartons et c’est le désordre total qui règne.
Ahmed Djaffar qui a vu sa demande de nationalité canadienne refusée, est sous les nerfs. Et pendant que le pays traverse une crise qui risque d’être fatale, le
ministre erre à contre sens. Tout ce qui lui intéresse c’est l’argent et un lieu où il pourra atterrir une fois qu’il sera jeté du pouvoir. D’ailleurs il n’est pas le seul car Dossar son beau
frère, le super directeur de cabinet de leur cousin Sambi a vu sa demande rejetée auprès de la FAO où avait envisagé de travailler une fois lui aussi débarqué de son trône. Les deux hommes sont
complètement hors d’eux-mêmes et ne souhaitent qu’une chose, se trouver loin de la foudre des comoriens, après le mal qu’ils ont fait aux comoriens.
Le gagnant dans ce gifle donné au consul de Marseille est le tout nouveau conseiller de l’ambassade des Comores à Paris, Abdourahmane Soundi, qui, par son expérience de l’hôtel Galawa
Beach, ne manque pas d’exercer dans un restaurant au noir aux Mans, afin d’arrondir les fins des mois difficiles. Abdourahmane Soundi sera affecté à Marseille selon l’entourage du ministre et
remplira sa tache, celle de ramasser les quelques euros du consulat et envoyer à son chef.
Avant que Soundi arrive à Marseille, ses collègues de l’ambassade actuellement à Marseille pour tout récupérer, profiteront de se servir avant de servir le
chef.
ISMAEL HOUMADI
Par ABDOU DJABIR
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Publié dans : information sur les comores
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je me demande si d'ailleurs il appartient à un ministre de nommer et revoquer parcequ'il est ministre. y a t il un respect à la hiérarchie des normes? je ne crois pas du tout car c'est au président de nommer à tout emploi et non plus à sa famille.
il serai mieux de respecter les normes institutionnelles pour ne pas causer trop d'ennues aux autres