Mise au point après mon passage à la télévision de Mayotte pendant 1h le 05 et 06 Mai (mwedo)
Mayotte le 28/05/2010
De nombreux compatriotes et patriotes se posent sans doute la question de savoir pourquoi ce 28 Mai 2010 l'opposition n'ont pas encore lancé ses opérations insurrectionnelles ou le bon coup d'état que j'ai appelé depuis longtemps en vue de la libération nationale et qu'on m'a insulté et on m'a accusé de tout.
Le peuple se pose aussi des questions sur la démarche idéologique et politique de l'opposition depuis la décision d'Ahmed Abdallah Sambi de voler le manda de Mohéli.
Je viens donc ici, personnellement, en tant qu'homme politique, d'apporter les points d'éclaircissement nécessaires, à la fois sur le fond et sur la forme. Que ceux qui ont des yeux pour lire lisent et que ceux qui ont des bouches pour parler répercutent auprès de ceux qui n'ont pas des yeux pour lire ce que je vais, en ces pages de réflexions personnelles, clarifier pour tout un chacun.
Mais d'abord, un peu de réflexion historique.
Tout le monde conviendra avec moi que l'histoire politique ancienne et récente des Comores, si elle fut décevante du point de vue des attentes démocratiques du peuple, nous aura au moins apporté d'inestimables leçons politiques, leçons pleines d'enseignements qu'il nous faut pouvoir désormais exploiter en vue d'un changement véritable et radical aux Comores.
Je dis bien radical car aux Comores, toutes les démarches politiques « responsables » envisageables ont été essayées, sans succès, sauf l'autonomie large des îles avec un président d'honneur.
Par naïveté, beaucoup de nos opposants et compatriotes ont cru qu'Ahmed Abdallah Sambi en tant que « foudi musulman » était un être juste et qu'il verrait de lui-même la nécessité de laisser démocratiquement les reignes du pouvoir aux Mohéliens une fois qu'il fut constaté son incapacité à gérer les Comores après 4 ans de règne désastreux et calamiteux.
Mais comme Ahmed Abdallah Sambi est un fanfaron qui ne sait pas ce que c'est que l'intérêt national et qui ne vit que pour se remplir ces comptes, les oppositions comoriennes se sont vite épuisées à se casser les dents contre le rempart inamovible de cet homme.
Et leurs méthodes convivialistes, « responsables », légalistes et républicaines auront vite montré leurs limites.
Contre SAMBI, AZALI, DJOHAR, TAKI, AHMED ABDALLAH ABDEREMANE donc, la seule démarche qui n'a jamais été menée jusqu'au bout de sa logique est celle d'une autonomie élargie des îles et un radicalisme politique absolu, celui-là même qui se refuse aux compromissions et qui intronise l'idéal suprême du changement par tous les moyens possibles. Ces deux démarches politiques doivent être appliquées après vérité et réconciliation à la MANDELA.
Ce que, donc, l'histoire politique catastrophique des Comores nous a enseigné depuis 1978 se résume en deux leçons de base très révélatrices: corruptibilité de l'opposition et amateurisme politique et idéologique de l'opposition
Leçon Numéro 1: Corruptibilité de l'opposition
La corruptibilité des opposants a été, à n'en point douter, le plus grand fléau politique des Comores.
La culture politique que les régimes corrompus de ces cinq présidents ont cultivées aux Comores, ont créé dans le subconscient national l'idée toute faite que pour devenir “quelqu'un” chez nous, il faut faire de la politique et pour faire de la politique, il faut soit se faire esclave de ces cinq présidents en se faisant le plus voyant des arrivistes et parvenus, soit se déclarer opposant juste le temps de faire assez de bruit pour se faire remarquer, et ensuite aller se vendre à ces présidents au prix le plus fort. C'est ainsi qu'est née aux Comores une classe d'hommes incapables de s'assumer autrement que par la politique.
Du plus bas du peuple au plus haut, la politique devint synonyme de réussite sociale et économique, oblitérant du coup toute idée de créativité personnelle et toute capacité de s'assumer et de faire ses preuves en dehors de la politique.
A l'étranger, même son de cloche. La majorité des étudiants après leurs diplômes courent aux pays sans apprendre le savoir faire de leurs diplômes pour envoyer la notabilité d'aller se prostituer chez le président en exercice pour avoir un poste politique pour frimer et se servir avec sa famille au lieu de servir aux peuples.
Dans notre pays les principes du combat politique réel se perdirent dans les méandres de calculs pécuniaires qui firent de la politique la vache grasse dont tout le monde voulait se partager les morceaux.
Aux Comores, la politique s'était tout simplement muée en business et non plus en vocation de service à la nation.
Je défie qui que ce soit de me montrer qui, parmi les opposants qui ont le plus crié aux Comores, s'est fait tout seul dans les systèmes SAMBI, AZALI, DJOHAR, TAKI et AHMED ABDALLAH.
Chers compatriotes, je vous dits pour ce dernier président : quand un homme supposé être un homme de Dieu en arrive à abandonner sa vocation de « foudi » pour s'enrichir, il faut alors dire que cet homme a l'âme la plus noire que l'on puisse imaginer. Ce type d'homme est encore plus dangereux que les autres présidents.
Car, il faut le dire, SAMBI est simple et honnête dans son machiavélisme. Il sait qu'il est mauvais et il ne s'en cache pas. On sait donc tout de suite à quel type d'homme on a affaire.
On sait que si on tourne le dos à SAMBI, il vous poignardera dans le dos immédiatement après vous avoir pourtant serré la main deux minutes plus tôt avec un grand sourire bête, l'exemple la plus récente c'est de nommer le prince Fahmi Said Ibrahim comme Ministre des affaires étrangères, le lendemain envoyait Ahmed Djaffar pour assister à la conférence des états Africains ; SAMBI est fourbe. Ce sont les fourbes qui vous disent qu'ils vous aiment pendant la journée, et la nuit ils vous poignardent dans le dos dans votre sommeil. « Ya satar !!! »
Chers compatriotes, comment alors s'étonner que ces politiques de cette opposition qui n'ont jamais pu s'assumer indépendamment des régimes et finissent toujours, quand le président en exercice leur coupe les robinets, à redevenir de sages toutous ?
Des voix s'élèvent après mon passage d'une heure dans la télévision de Mayotte le 05 Mai en Comorien et le 06 Mai en Français, pour poser la question suivante.
En quoi donc, me dira-t-on, Monsieur BASHRAHIL Mohamed Farid es-tu différent des autres ? La réponse est à la fois simple et complexe.
Complexe parce que l'honnêteté doit me pousser à reconnaître que de nombreux Comoriens parmi ceux qui militent ou ont milité dans différents partis sont contaminés du même virus que celui qui a frappé la classe politique qui s'active aux Comores depuis que Sambi est au pouvoir.
Comme cette classe politique dévergondée, il existe et a existé au sein des partis qu'on croyait progressistes. Des gens qui ne rêvent que de faire le même parcours politique que les autres : pour cela, on s'oppose pour se faire remarquer, et une fois qu'on s'est fait remarquer, on va se vendre au Président en exercice.
Aujourd'hui, ces traitres ont pratiquement disparu de la scène politique, ayant échoué dans leur tentative de dépouiller ce pays pour se servir et non servir.
Mais comme je le dis souvent, quand on a le cerveau rempli de TIBETS et de MTSOLOLE, et que la moralité que l'on caresse se résume au léchage des présidents pour nourrir sa famille, on est tout simplement un corrompu.
Et il n'y a qu'un malade mental qui puisse se mettre sur son ordinateur pour dire que BASHRAHIL Mohamed Farid, qu'on n'a jamais vu aux côtés de ces régimes ou d'un membre de ces régimes, est à la solde d'un président ou ministre quelconque.
Mais la leçon principale à tirer de tous ces fanfarons est la suivante. Un seul point commun les réunit : Ils ont tous décidé de rejoindre le président en exercice parce qu'ils tiraient tous le diable par la queue là où ils vivaient. Ne survivant pour certains que de mendicité auprès des régimes et en métropole de petits expédients résultant de petits boulots (balayage de rues, transport de caissons dans les hangars, vendeurs de journaux, gardiennage... etc.), ces personnages habités par le virus présidentiel n'ont vu comme solution à leur misère que la politique.
Voilà pourquoi la réponse à la question de savoir en quoi je suis différent des autres peut aussi être très simple chers téléspectateurs comoriens de Mayotte.
Pour cela, je prendrai juste mon propre exemple.
Sans me vanter, j'affirme aujourd'hui que moi, BASHRAHIL Mohamed Farid, je suis le seul homme politique avec une certaine renommée nationale qui se soit accompli entièrement hors du régime et des largesses des Présidents Comoriens.
Primo, ma carrière de professeur certifié en Mathématique dans les lycées parisiens et banlieues parisiennes je ne la dois ni à un Président, ni à quelque autre bougre que ce soit, mais bel et bien à mes seules capacités mentales.
Secundo, ma carrière de professeur en France et à Mayotte m'éloigne des tentations qui ont, hélas, transformé les autres leaders politiques en mendiants de postes et d'argent.
C'est dire qu'il n'y a aucun risque que je me vende un jour à Un Président ou Ministre. Je suis conscient du fait que de nombreux compatriotes habitués à assister au théâtre politique malsain qui est devenue coutume aux Comores aiment à faire le commentaire suivant : « Oui, toi aussi tu fais ton bruit pour aller manger ». Au risque de décevoir ces compatriotes, je dirai que ceux qui mangent aujourd'hui mangent parce qu'ils ont eu faim et n'ont pas su se contenter du peu que leur dignité pouvait leur offrir. Ayant été incapables de s'assumer comme des hommes hors du giron présidentiel, leur seul espoir de survie décente ne pouvait dépendre que du régime Présidentiel.
Moi, par contre, je mange et je me contente de manger ce que ma dignité d'homme m'offre, ni plus ni moins. Je n'ai aucune folie des grandeurs en dehors de mon idéal de voir un jour les Comores sortir de la corruption.
Je ne vois donc pas ce que le régime Présidentiel comorien m'apporterait de plus que je ne possède déjà.
Le grand mariage accompli avec dignité, une voiture, j'en possède une vieille qui me conduit tous les jours à mon travail. Cela me suffit. Un toit ? J'en ai un sur la tête que mon salaire de professeur arrive à m'offrir. Un boulot ? J'en ai un en France aujourd'hui à Mayotte comme professeur certifié sans passer par le piston d'un président ou des cancres des régimes.
Que me vaut donc d'aller vendre ma dignité à des moins que rien ?
Comprenons-nous bien, Je ne suis pas un homme riche, mais je vis décemment. Le peu que je gagne me suffit amplement et je ne m'intéresse point à la politique pour des postes comme le font les autres. Je me passerais bien de tout le tralala si les Comores étaient en de bonnes mains. Je préfère nettement consacrer mon esprit aux explorations philosophiques qu'à l'abrutir en compagnie de mécréants.
Malheureusement, je suis un de ces idéalistes fous qui sont aussi prêt à donner leur vie pour les autres quand il s'agit d'établir les principes de justice que mérite un peuple comme le peuple Comorien. Ceci c'est parce que j'ai compris depuis longtemps qu'une nation ne survit pas dans un contexte où l'intérêt individuel prime. Pour qu'une nation fleurisse, il est important que ceux qui la dirigent donnent la priorité à l'intérêt général.
Faire pour tous devient alors synonyme de faire pour chacun.
Mon intérêt politique se limite donc à mon désir de voir les Comores se mettre résolument sur la pente du développement durable dans un contexte de transparence et d'état de droit basé sur des principes démocratiques, voir ces îles unies en respectant la diversité de chaque île et c'est pour cela que je milite pour une autonomie élargie de ces îles et que je milite pour arrêter de stigmatiser la France tout le temps.
L'argent et les postes politiques ne sont pas ce qui m'intéresse.
Je m'explique.
Après mon passage à la télévision de Mayotte le 5 Mai et le 06 Mai beaucoup des comoriens de Mayotte m'ont souvent posé la question suivante : vas-tu te présenter aux élections présidentielles ? Veux-tu devenir président aux Comores ? Pourquoi ne rentres-tu pas aux Comores pour se faire connaître ? Et tout le tralala.
Ceux qui me posent souvent cette question ne comprennent manifestement pas les grands points de mon idéologie. Ils ne comprennent pas non plus à quel point les régimes passés ne veulent pas de cette autonomie large des îles pour piller uniquement le peu qu'on a.
Il est temps que les gens comprennent que les partis ou les milices qui s'activent politiquement aux Comores aujourd'hui sont tous sous l'emprise de SAMBI.
SAMBI les contrôle tous. Par contre, moi je suis hors de ce contrôle et au-delà de tout entendement Sambisme. La réforme que je réclame apporterait des changements tellement radicaux que le Poste de président de la république ou de ministre n'aurait plus grande valeur aux Comores.
C'est pourquoi je décide de sortir quelques éléments de ma campagne en 2015 après le tour des Mohéliens.
- Autonomie large des îles.
- Suppression de tous les pouvoirs du Président de la république, quel qu'il soit, et transformation de ce poste en poste symbolique à base purement honorifique.
Ceci implique réduction de son salaire et la redistribution de ses pouvoirs entre une Premier ministre, un parlement et une Cour suprême qui deviendraient les principaux organes de gestion et de régulation de l'état.
Le poste de président dispose actuellement de trop de pouvoir. Dans ce contexte, quand un mauvais président comme SAMBI arrive au pouvoir, cela ouvre la porte à tous les abus possibles. Voilà pourquoi la mise en place d'une présidence symbolique aux Comores est plus qu'urgente et se range au premier rang de mes préoccupations.
- Réduction du salaire des ministres, également. Ceci pour mettre fin à la corruption politique qui règne dans le pays et qui pousse, par l'attrait des exorbitants salaires politiques, des générations entières des Comoriens à la prostitution morale.
La raison pour laquelle j'insiste sur ces transformations vise à débarrasser la politique de son caractère lucratif, pour que les gens qui s'y engagent ne le fassent plus sur la base de leur désir d'enrichissement, mais plutôt parce qu'ils ont pour vocation de servir leur pays. L'on comprendra donc ici que si de telles réformes étaient accomplies, les postes de Président de la république et de ministre n'auraient plus aucune valeur aux Comores et seuls deviendraient ministres les gens qui ont véritablement une vocation de service.
On ne ferait plus la politique pour l'argent, mais pour servir son pays.
Dans cette équation, il est important de remarquer que je suis le seul politique qui propose des mesures de réforme aussi radicales.
Si non ces leaders rêvent de tout simplement prendre la place de Sambi, avec tous les pouvoirs de Sambi, pour faire exactement comme Sambi, c'est-à-dire, utiliser ses pouvoirs illimités pour semer l'arbitraire et le chaos.
C'est dire que pour moi, ma lutte n'est pas une lutte politique au sens classique du terme. Ma lutte se préoccupe avant tout de l'autonomie élargie des îles, de la démocratisation des îles et de l'établissement d'un état de droit qui mettra fin à l'arbitraire et punira les abus.
Je ne me bats pas pour devenir président des Comores. Je me bats d'abord pour la démocratie. Le reste, c'est au destin, et surtout aux Comoriens, de le décider. Je suis capable de me satisfaire de mon poste de professeur, et du simple honneur d'avoir, par mon action, aidé à sortir les Comores de la dictature, sans avoir forcément à devenir président des Comores ou autre gourou politique. Il y a probablement aux Comores des gens mieux armés politiquement que BASHRAHIL MOHAMED FARID.
Mais au-delà même de mes projets de réforme, il est important que les gens qui m'observent comprennent ceci : il y a trois raisons pour lesquelles je ne risque pas, personnellement, de me vendre chez un président quelconque :
La première raison est politique, la deuxième est financière et la troisième est morale.
Raison politique :
Sans vantardise exagérée, je puis ici affirmer que je suis ce que l'on peut appeler aux Comores, une perle rare, c'est-à-dire quelqu'un qui est réellement prêt à donner sa vie pour son idéal. En cela, je puis être défini comme un idéaliste qui allie à son idéal un radicalisme de corps et de pensée à toute épreuve. Mon idéal, c'est l'autonomie élargie des îles en repectant la diversité de chaque île. Et tant que SAMBI ou qui que ce soit d'autre malmènera ce pays, il me trouvera sur sa route, même si je dois pour cela y laisser ma peau.
Je suis prêt à mourir pour mon pays et parce que je suis prêt, je me suis libéré de toutes les peurs qui anesthésient encore bon nombre de nos patriotes aujourd'hui, dont certains ont peur soit de perdre leur situation professionnelle, soit d'avoir peur des insultes. Je me suis préparé à tout, je suis un homme majeur, vacciné, de caractère, de patience e, de volonté et les insultes pour moi ce sont des palabres.
En cela, les Comores sont bien malheureux car très peu de ces fils et filles sont prêts à se sacrifier pour leur pays. Pourtant, les exemples sont là, de la Palestine à l'Afrique du Sud qui montre que pour obtenir sa libération, il faut se battre pour elle, car le salut ne vient jamais tout seul :
Il faut aller le chercher soi-même et parfois au prix de sa vie. Le régime SAMBI survit aujourd'hui parce que nous avons tous encore trop peur de mourir, trop peur de perdre nos petites situations.
Dans cette équation, nous oublions souvent un fait simple : si tout le monde, un jour, se levait et décidait que trop c'est trop, SAMBI ne passerait pas une semaine de plus au pouvoir. Voilà pourquoi le découragement des uns et les hésitations des autres ne m'arrêteront pas. Plus je vois autour de moi corruption du régime SAMBI et les néfastes effets qu'il a sur les Comoriens, plus je me sens révolté et plus je me sens conforté dans le combat que je mène. Ce n'est donc pas de sitôt que j'arrêterai mon combat, même si pour cela je me retrouvais tout seul à le mener.
Je ne mène pas ce combat par suivisme ou par mode. Je mène ce combat avant tout parce qu'il découle de ma croyance personnelle à la possibilité d'un Comore Nouveau en acceptant la diversité des îles.
Et je suis heureux de travailler avec tous ceux qui, comme moi, abritent la même croyance en l'idéal COMORES comme le parti « MADI » Mouvement pour l'autonomie et le développement des îles qui se trouve aux Comores et à Mayotte.
Raison financière :
la seconde raison pour laquelle je ne me vendrai jamais à un président quelconque est simple. J'ai fait le simple calcul financier suivant : Comme professeur en France, j'ai encore la possibilité de travailler au moins 15 ans et de voir ma situation financière et professionnelle s'améliorer au jour le jour, avec à la fin une grosse retraite bien garantie qui rendrait mes vieux jours plus que confortables.
Dans ce contexte, devenir ministre aux Comores ou même président aux Comores devient, du coup, moins intéressant pour moi.
Autrement dit, mon égoïsme (eh oui, tout le monde peut l'être !) et mon instinct de survie me font entrevoir ceci : la carrière politique est tout ce qu'il y a de plus éphémère.
Elle m'assurerait, au maximum, 5 ans, de carrière politique. Or, si je ne vivais que de politique, que ferais-je une fois la politique terminée ? Comparativement aux autres.
J'ai un emploi de professeur certifié très bien rémunéré en France qui m'assure 15 années encore de vie aisée sans stress. Pourquoi irais-je donc sacrifier une telle situation pour un malheureux poste de ministre ou de président aux Comores, poste que je pourrais perdre à tout moment à l'occasion d'un remaniement ministériel, d'un soulèvement populaire, d'une disgrâce personnelle ou d'un coup d'état.
Bref, je suis beaucoup mieux là où je suis. Voilà pourquoi je ne me vendrai jamais à un président quelconque, ni aujourd'hui, ni demain. Et pour ceux qui se demandaient encore pourquoi je ne m'étais pas vendu jusque-là, comprenez dès aujourd'hui que je ne vais pas dilapider 19 ans de vie et de carrière aisée en métropole pour quelques années de conneries au service d'un gouvernement de corruption.
Ça, jamais !!! Je ne pourrais sacrifier ma situation en France que pour un Comore meilleur entièrement débarrassé des corrompus et des autonomes.
Et voilà pourquoi je m'active à rechercher le départ de SAMBI qui est venu centralisé tout à Moroni pour piller le peu qu'on a . Je n'attends pas que quelqu'un d'autre le fasse pour moi. Je fais ce que je peux pour atteindre cet idéal et appelle tout simplement ceux qui pensent comme moi à unir leurs forces aux miennes pour libérer les Comores du cancer Sambisme.
Raison morale :
La raison morale est basée sur une donnée simple ; le Professeur que je suis aime trop son honneur et sa dignité. Vu que ma carrière est indépendamment assurée, vu que je ne dépends en rien d'un régime et vu que je suis un idéaliste aux limites de l'extrême, avec un sens de la respectabilité que j'estime être un devoir envers ma personne, je ris au nez de SAMBI et je ne me vois pas en train de travailler sous les ordres d'un homme sans boussole ni matelots.
Voyez-vous, le respect, cela se mérite. Ma mère m'a éduqué pour être un homme digne. Quand on se sent entre collègues de même acabit, on se respecte parce qu'on perçoit la dignité qui découle du caractère des uns et des autres.
Mais quand on se retrouve en présence de quelqu'un qui ne doit sa position qu'aux mesquineries, vols,corruption, milices, mensonges, tripatouillages et machiavélismes en tous genres, alors là aucun respect n'est possible. Vu que de tels individus sont des malfaiteurs, travailler avec eux est synonyme d'association de malfaiteurs.
Les trouvant donc petits, je me refuse à devenir petit comme eux. L'image que j'ai de moi m'interdit tout simplement de me soumettre à plus petit que moi quand ce plus petit est arrivé là où il est par la mesquinerie et non pas par le dur labeur de l'effort personnel et de la prestation morale.
Quand, donc, je regarde SAMBI faire son théâtre aux COMORES, je vois un mécréant sur lequel « Ibliss » est petit par rapport à lui. Quand je vois des parasites du régime et parvenus en tous genres s'activer dans la boue qui leur sert de régime, j'ai envie de pleurer. C'est dire que ma haine de l'immoralité que cultivent ces êtres déchus dans le « Belzébuthisme » le plus abject me donne tout simplement une envie viscérale d'appeler au bon coup d'état.
Pour moi, ce ne sont pas des hommes, mais des sous-hommes, des mécréants, des dictateurs sans valeur en face desquels je me sens hautement supérieur.
Ce sont des parvenus, je ne le suis pas. Nous ne sommes donc pas de la même catégorie d'hommes. Je ne me sens donc pas la capacité morale de travailler sous un homme viscéralement dictateur comme SAMBI pour cultiver avec lui sa criminelle médiocrité.
Je ne me sens pas non plus la force morale de travailler en compagnie de mécréants comme ses autres voyous de bas étage : nous n'avons pas les mêmes valeurs.
Voilà pourquoi je tiens à rassurer ici mes compatriotes comoriens de Mayotte : l'on me trahira encore, certes, mais même si je dois rester tout seul à combattre le régime SAMBI, je le ferai.
Ma bataille ne dépend pas de ce que les autres font, mais plutôt de ce que moi je crois.
Vous entendrez sans doute des corrompus faire encore courir des bruits sur moi, en essayant de faire croire par la voix et les actes de leurs affluents que je suis au service du Sambisme car un ami beau frère est nommé ministre.
Il y a une chose à faire leur botter le cul.
Ainsi, tant que l'air circulera dans mes poumons et que je serai doté de capacités physiques et mentales, je continuerai à hanter le sommeil de ces voyous au pouvoir. Ce SAMBI de bas étage, ce dictateur à la morale mesquine et aux manières cromagnoniennes, ce parvenu qui cause la mort des Comoriens à se maintenir au pouvoir alors que son cerveau est aussi vide d'idées que le cerveau d'un dictateur. Mais c'est facile de faire à la POUTINE Monsieur SAMBI pour ne pas créer c'est antagonisme méchant des îles.
Il est donc important, finalement, pour les Comoriens de commencer à véritablement montrer de la perspicacité quand un homme se présente à eux comme opposant.
La question simple qu'il faut toujours leur poser est la suivante : qui es-tu, d'où viens-tu, quel est ton parcours et d'où te vient ta fortune ? T'es-tu fait hors politique ou es-tu un de ces requins qui veulent profiter de la politique pour s'enrichir ? Bref, il faut demander à chacun de ces supposés opposants de vous présenter leur CV pour savoir qu'ils sont réellement.
En posant les bonnes questions aux marchands de tapis qui se présentent à eux, les Comoriens sauront enfin qui est qui. Ils pourront ainsi s'épargner les déceptions des corrompus. Chez nous aux Comores, on croit trop souvent que quelqu'un est opposant juste parce qu'il a eu un problème personnel avec le président. Non, chers compatriotes. Faire de l'opposition doit allier aux principes politiques les principes de moralité et de dignité qui découlent de l'accomplissement personnel de l'être. Car il y a des êtres accomplis et des êtres non accomplis. Quand on est capable de s'accomplir hors de la politique et hors de la sphère présidentielle, on est un homme, un vrai. Mais quand, pour s'accomplir, on doit aller lécher tous ces présidents corrompus, alors on est un être incomplet, donc un animal. Et dans ce cas, on trahira toujours ses idéaux et ceux du peuple pour la pitance que ces présidents vous donnent en échange de votre âme.
Il demeure donc, hélas, que la corruption des opposants politiques aux Comores aura, au cours des 35 ans d'indépendance, fait plus de mal à la nation que de bien. Ceci nous amène à la leçon numéro deux que je développerai prochainement.
Chers compatriotes comoriens de Mayotte croyez moi Sambi partira bientôt.
BASHRAHIL MOHAMED FARID
Professeur certifié de Mathématiques
Mayotte le 28/05/2010
De nombreux compatriotes et patriotes se posent sans doute la question de savoir pourquoi ce 28 Mai 2010 l'opposition n'ont pas encore lancé ses opérations insurrectionnelles ou le bon coup d'état que j'ai appelé depuis longtemps en vue de la libération nationale et qu'on m'a insulté et on m'a accusé de tout.
Le peuple se pose aussi des questions sur la démarche idéologique et politique de l'opposition depuis la décision d'Ahmed Abdallah Sambi de voler le manda de Mohéli.
Je viens donc ici, personnellement, en tant qu'homme politique, d'apporter les points d'éclaircissement nécessaires, à la fois sur le fond et sur la forme. Que ceux qui ont des yeux pour lire lisent et que ceux qui ont des bouches pour parler répercutent auprès de ceux qui n'ont pas des yeux pour lire ce que je vais, en ces pages de réflexions personnelles, clarifier pour tout un chacun.
Mais d'abord, un peu de réflexion historique.
Tout le monde conviendra avec moi que l'histoire politique ancienne et récente des Comores, si elle fut décevante du point de vue des attentes démocratiques du peuple, nous aura au moins apporté d'inestimables leçons politiques, leçons pleines d'enseignements qu'il nous faut pouvoir désormais exploiter en vue d'un changement véritable et radical aux Comores.
Je dis bien radical car aux Comores, toutes les démarches politiques « responsables » envisageables ont été essayées, sans succès, sauf l'autonomie large des îles avec un président d'honneur.
Par naïveté, beaucoup de nos opposants et compatriotes ont cru qu'Ahmed Abdallah Sambi en tant que « foudi musulman » était un être juste et qu'il verrait de lui-même la nécessité de laisser démocratiquement les reignes du pouvoir aux Mohéliens une fois qu'il fut constaté son incapacité à gérer les Comores après 4 ans de règne désastreux et calamiteux.
Mais comme Ahmed Abdallah Sambi est un fanfaron qui ne sait pas ce que c'est que l'intérêt national et qui ne vit que pour se remplir ces comptes, les oppositions comoriennes se sont vite épuisées à se casser les dents contre le rempart inamovible de cet homme.
Et leurs méthodes convivialistes, « responsables », légalistes et républicaines auront vite montré leurs limites.
Contre SAMBI, AZALI, DJOHAR, TAKI, AHMED ABDALLAH ABDEREMANE donc, la seule démarche qui n'a jamais été menée jusqu'au bout de sa logique est celle d'une autonomie élargie des îles et un radicalisme politique absolu, celui-là même qui se refuse aux compromissions et qui intronise l'idéal suprême du changement par tous les moyens possibles. Ces deux démarches politiques doivent être appliquées après vérité et réconciliation à la MANDELA.
Ce que, donc, l'histoire politique catastrophique des Comores nous a enseigné depuis 1978 se résume en deux leçons de base très révélatrices: corruptibilité de l'opposition et amateurisme politique et idéologique de l'opposition
Leçon Numéro 1: Corruptibilité de l'opposition
La corruptibilité des opposants a été, à n'en point douter, le plus grand fléau politique des Comores.
La culture politique que les régimes corrompus de ces cinq présidents ont cultivées aux Comores, ont créé dans le subconscient national l'idée toute faite que pour devenir “quelqu'un” chez nous, il faut faire de la politique et pour faire de la politique, il faut soit se faire esclave de ces cinq présidents en se faisant le plus voyant des arrivistes et parvenus, soit se déclarer opposant juste le temps de faire assez de bruit pour se faire remarquer, et ensuite aller se vendre à ces présidents au prix le plus fort. C'est ainsi qu'est née aux Comores une classe d'hommes incapables de s'assumer autrement que par la politique.
Du plus bas du peuple au plus haut, la politique devint synonyme de réussite sociale et économique, oblitérant du coup toute idée de créativité personnelle et toute capacité de s'assumer et de faire ses preuves en dehors de la politique.
A l'étranger, même son de cloche. La majorité des étudiants après leurs diplômes courent aux pays sans apprendre le savoir faire de leurs diplômes pour envoyer la notabilité d'aller se prostituer chez le président en exercice pour avoir un poste politique pour frimer et se servir avec sa famille au lieu de servir aux peuples.
Dans notre pays les principes du combat politique réel se perdirent dans les méandres de calculs pécuniaires qui firent de la politique la vache grasse dont tout le monde voulait se partager les morceaux.
Aux Comores, la politique s'était tout simplement muée en business et non plus en vocation de service à la nation.
Je défie qui que ce soit de me montrer qui, parmi les opposants qui ont le plus crié aux Comores, s'est fait tout seul dans les systèmes SAMBI, AZALI, DJOHAR, TAKI et AHMED ABDALLAH.
Chers compatriotes, je vous dits pour ce dernier président : quand un homme supposé être un homme de Dieu en arrive à abandonner sa vocation de « foudi » pour s'enrichir, il faut alors dire que cet homme a l'âme la plus noire que l'on puisse imaginer. Ce type d'homme est encore plus dangereux que les autres présidents.
Car, il faut le dire, SAMBI est simple et honnête dans son machiavélisme. Il sait qu'il est mauvais et il ne s'en cache pas. On sait donc tout de suite à quel type d'homme on a affaire.
On sait que si on tourne le dos à SAMBI, il vous poignardera dans le dos immédiatement après vous avoir pourtant serré la main deux minutes plus tôt avec un grand sourire bête, l'exemple la plus récente c'est de nommer le prince Fahmi Said Ibrahim comme Ministre des affaires étrangères, le lendemain envoyait Ahmed Djaffar pour assister à la conférence des états Africains ; SAMBI est fourbe. Ce sont les fourbes qui vous disent qu'ils vous aiment pendant la journée, et la nuit ils vous poignardent dans le dos dans votre sommeil. « Ya satar !!! »
Chers compatriotes, comment alors s'étonner que ces politiques de cette opposition qui n'ont jamais pu s'assumer indépendamment des régimes et finissent toujours, quand le président en exercice leur coupe les robinets, à redevenir de sages toutous ?
Des voix s'élèvent après mon passage d'une heure dans la télévision de Mayotte le 05 Mai en Comorien et le 06 Mai en Français, pour poser la question suivante.
En quoi donc, me dira-t-on, Monsieur BASHRAHIL Mohamed Farid es-tu différent des autres ? La réponse est à la fois simple et complexe.
Complexe parce que l'honnêteté doit me pousser à reconnaître que de nombreux Comoriens parmi ceux qui militent ou ont milité dans différents partis sont contaminés du même virus que celui qui a frappé la classe politique qui s'active aux Comores depuis que Sambi est au pouvoir.
Comme cette classe politique dévergondée, il existe et a existé au sein des partis qu'on croyait progressistes. Des gens qui ne rêvent que de faire le même parcours politique que les autres : pour cela, on s'oppose pour se faire remarquer, et une fois qu'on s'est fait remarquer, on va se vendre au Président en exercice.
Aujourd'hui, ces traitres ont pratiquement disparu de la scène politique, ayant échoué dans leur tentative de dépouiller ce pays pour se servir et non servir.
Mais comme je le dis souvent, quand on a le cerveau rempli de TIBETS et de MTSOLOLE, et que la moralité que l'on caresse se résume au léchage des présidents pour nourrir sa famille, on est tout simplement un corrompu.
Et il n'y a qu'un malade mental qui puisse se mettre sur son ordinateur pour dire que BASHRAHIL Mohamed Farid, qu'on n'a jamais vu aux côtés de ces régimes ou d'un membre de ces régimes, est à la solde d'un président ou ministre quelconque.
Mais la leçon principale à tirer de tous ces fanfarons est la suivante. Un seul point commun les réunit : Ils ont tous décidé de rejoindre le président en exercice parce qu'ils tiraient tous le diable par la queue là où ils vivaient. Ne survivant pour certains que de mendicité auprès des régimes et en métropole de petits expédients résultant de petits boulots (balayage de rues, transport de caissons dans les hangars, vendeurs de journaux, gardiennage... etc.), ces personnages habités par le virus présidentiel n'ont vu comme solution à leur misère que la politique.
Voilà pourquoi la réponse à la question de savoir en quoi je suis différent des autres peut aussi être très simple chers téléspectateurs comoriens de Mayotte.
Pour cela, je prendrai juste mon propre exemple.
Sans me vanter, j'affirme aujourd'hui que moi, BASHRAHIL Mohamed Farid, je suis le seul homme politique avec une certaine renommée nationale qui se soit accompli entièrement hors du régime et des largesses des Présidents Comoriens.
Primo, ma carrière de professeur certifié en Mathématique dans les lycées parisiens et banlieues parisiennes je ne la dois ni à un Président, ni à quelque autre bougre que ce soit, mais bel et bien à mes seules capacités mentales.
Secundo, ma carrière de professeur en France et à Mayotte m'éloigne des tentations qui ont, hélas, transformé les autres leaders politiques en mendiants de postes et d'argent.
C'est dire qu'il n'y a aucun risque que je me vende un jour à Un Président ou Ministre. Je suis conscient du fait que de nombreux compatriotes habitués à assister au théâtre politique malsain qui est devenue coutume aux Comores aiment à faire le commentaire suivant : « Oui, toi aussi tu fais ton bruit pour aller manger ». Au risque de décevoir ces compatriotes, je dirai que ceux qui mangent aujourd'hui mangent parce qu'ils ont eu faim et n'ont pas su se contenter du peu que leur dignité pouvait leur offrir. Ayant été incapables de s'assumer comme des hommes hors du giron présidentiel, leur seul espoir de survie décente ne pouvait dépendre que du régime Présidentiel.
Moi, par contre, je mange et je me contente de manger ce que ma dignité d'homme m'offre, ni plus ni moins. Je n'ai aucune folie des grandeurs en dehors de mon idéal de voir un jour les Comores sortir de la corruption.
Je ne vois donc pas ce que le régime Présidentiel comorien m'apporterait de plus que je ne possède déjà.
Le grand mariage accompli avec dignité, une voiture, j'en possède une vieille qui me conduit tous les jours à mon travail. Cela me suffit. Un toit ? J'en ai un sur la tête que mon salaire de professeur arrive à m'offrir. Un boulot ? J'en ai un en France aujourd'hui à Mayotte comme professeur certifié sans passer par le piston d'un président ou des cancres des régimes.
Que me vaut donc d'aller vendre ma dignité à des moins que rien ?
Comprenons-nous bien, Je ne suis pas un homme riche, mais je vis décemment. Le peu que je gagne me suffit amplement et je ne m'intéresse point à la politique pour des postes comme le font les autres. Je me passerais bien de tout le tralala si les Comores étaient en de bonnes mains. Je préfère nettement consacrer mon esprit aux explorations philosophiques qu'à l'abrutir en compagnie de mécréants.
Malheureusement, je suis un de ces idéalistes fous qui sont aussi prêt à donner leur vie pour les autres quand il s'agit d'établir les principes de justice que mérite un peuple comme le peuple Comorien. Ceci c'est parce que j'ai compris depuis longtemps qu'une nation ne survit pas dans un contexte où l'intérêt individuel prime. Pour qu'une nation fleurisse, il est important que ceux qui la dirigent donnent la priorité à l'intérêt général.
Faire pour tous devient alors synonyme de faire pour chacun.
Mon intérêt politique se limite donc à mon désir de voir les Comores se mettre résolument sur la pente du développement durable dans un contexte de transparence et d'état de droit basé sur des principes démocratiques, voir ces îles unies en respectant la diversité de chaque île et c'est pour cela que je milite pour une autonomie élargie de ces îles et que je milite pour arrêter de stigmatiser la France tout le temps.
L'argent et les postes politiques ne sont pas ce qui m'intéresse.
Je m'explique.
Après mon passage à la télévision de Mayotte le 5 Mai et le 06 Mai beaucoup des comoriens de Mayotte m'ont souvent posé la question suivante : vas-tu te présenter aux élections présidentielles ? Veux-tu devenir président aux Comores ? Pourquoi ne rentres-tu pas aux Comores pour se faire connaître ? Et tout le tralala.
Ceux qui me posent souvent cette question ne comprennent manifestement pas les grands points de mon idéologie. Ils ne comprennent pas non plus à quel point les régimes passés ne veulent pas de cette autonomie large des îles pour piller uniquement le peu qu'on a.
Il est temps que les gens comprennent que les partis ou les milices qui s'activent politiquement aux Comores aujourd'hui sont tous sous l'emprise de SAMBI.
SAMBI les contrôle tous. Par contre, moi je suis hors de ce contrôle et au-delà de tout entendement Sambisme. La réforme que je réclame apporterait des changements tellement radicaux que le Poste de président de la république ou de ministre n'aurait plus grande valeur aux Comores.
C'est pourquoi je décide de sortir quelques éléments de ma campagne en 2015 après le tour des Mohéliens.
- Autonomie large des îles.
- Suppression de tous les pouvoirs du Président de la république, quel qu'il soit, et transformation de ce poste en poste symbolique à base purement honorifique.
Ceci implique réduction de son salaire et la redistribution de ses pouvoirs entre une Premier ministre, un parlement et une Cour suprême qui deviendraient les principaux organes de gestion et de régulation de l'état.
Le poste de président dispose actuellement de trop de pouvoir. Dans ce contexte, quand un mauvais président comme SAMBI arrive au pouvoir, cela ouvre la porte à tous les abus possibles. Voilà pourquoi la mise en place d'une présidence symbolique aux Comores est plus qu'urgente et se range au premier rang de mes préoccupations.
- Réduction du salaire des ministres, également. Ceci pour mettre fin à la corruption politique qui règne dans le pays et qui pousse, par l'attrait des exorbitants salaires politiques, des générations entières des Comoriens à la prostitution morale.
La raison pour laquelle j'insiste sur ces transformations vise à débarrasser la politique de son caractère lucratif, pour que les gens qui s'y engagent ne le fassent plus sur la base de leur désir d'enrichissement, mais plutôt parce qu'ils ont pour vocation de servir leur pays. L'on comprendra donc ici que si de telles réformes étaient accomplies, les postes de Président de la république et de ministre n'auraient plus aucune valeur aux Comores et seuls deviendraient ministres les gens qui ont véritablement une vocation de service.
On ne ferait plus la politique pour l'argent, mais pour servir son pays.
Dans cette équation, il est important de remarquer que je suis le seul politique qui propose des mesures de réforme aussi radicales.
Si non ces leaders rêvent de tout simplement prendre la place de Sambi, avec tous les pouvoirs de Sambi, pour faire exactement comme Sambi, c'est-à-dire, utiliser ses pouvoirs illimités pour semer l'arbitraire et le chaos.
C'est dire que pour moi, ma lutte n'est pas une lutte politique au sens classique du terme. Ma lutte se préoccupe avant tout de l'autonomie élargie des îles, de la démocratisation des îles et de l'établissement d'un état de droit qui mettra fin à l'arbitraire et punira les abus.
Je ne me bats pas pour devenir président des Comores. Je me bats d'abord pour la démocratie. Le reste, c'est au destin, et surtout aux Comoriens, de le décider. Je suis capable de me satisfaire de mon poste de professeur, et du simple honneur d'avoir, par mon action, aidé à sortir les Comores de la dictature, sans avoir forcément à devenir président des Comores ou autre gourou politique. Il y a probablement aux Comores des gens mieux armés politiquement que BASHRAHIL MOHAMED FARID.
Mais au-delà même de mes projets de réforme, il est important que les gens qui m'observent comprennent ceci : il y a trois raisons pour lesquelles je ne risque pas, personnellement, de me vendre chez un président quelconque :
La première raison est politique, la deuxième est financière et la troisième est morale.
Raison politique :
Sans vantardise exagérée, je puis ici affirmer que je suis ce que l'on peut appeler aux Comores, une perle rare, c'est-à-dire quelqu'un qui est réellement prêt à donner sa vie pour son idéal. En cela, je puis être défini comme un idéaliste qui allie à son idéal un radicalisme de corps et de pensée à toute épreuve. Mon idéal, c'est l'autonomie élargie des îles en repectant la diversité de chaque île. Et tant que SAMBI ou qui que ce soit d'autre malmènera ce pays, il me trouvera sur sa route, même si je dois pour cela y laisser ma peau.
Je suis prêt à mourir pour mon pays et parce que je suis prêt, je me suis libéré de toutes les peurs qui anesthésient encore bon nombre de nos patriotes aujourd'hui, dont certains ont peur soit de perdre leur situation professionnelle, soit d'avoir peur des insultes. Je me suis préparé à tout, je suis un homme majeur, vacciné, de caractère, de patience e, de volonté et les insultes pour moi ce sont des palabres.
En cela, les Comores sont bien malheureux car très peu de ces fils et filles sont prêts à se sacrifier pour leur pays. Pourtant, les exemples sont là, de la Palestine à l'Afrique du Sud qui montre que pour obtenir sa libération, il faut se battre pour elle, car le salut ne vient jamais tout seul :
Il faut aller le chercher soi-même et parfois au prix de sa vie. Le régime SAMBI survit aujourd'hui parce que nous avons tous encore trop peur de mourir, trop peur de perdre nos petites situations.
Dans cette équation, nous oublions souvent un fait simple : si tout le monde, un jour, se levait et décidait que trop c'est trop, SAMBI ne passerait pas une semaine de plus au pouvoir. Voilà pourquoi le découragement des uns et les hésitations des autres ne m'arrêteront pas. Plus je vois autour de moi corruption du régime SAMBI et les néfastes effets qu'il a sur les Comoriens, plus je me sens révolté et plus je me sens conforté dans le combat que je mène. Ce n'est donc pas de sitôt que j'arrêterai mon combat, même si pour cela je me retrouvais tout seul à le mener.
Je ne mène pas ce combat par suivisme ou par mode. Je mène ce combat avant tout parce qu'il découle de ma croyance personnelle à la possibilité d'un Comore Nouveau en acceptant la diversité des îles.
Et je suis heureux de travailler avec tous ceux qui, comme moi, abritent la même croyance en l'idéal COMORES comme le parti « MADI » Mouvement pour l'autonomie et le développement des îles qui se trouve aux Comores et à Mayotte.
Raison financière :
la seconde raison pour laquelle je ne me vendrai jamais à un président quelconque est simple. J'ai fait le simple calcul financier suivant : Comme professeur en France, j'ai encore la possibilité de travailler au moins 15 ans et de voir ma situation financière et professionnelle s'améliorer au jour le jour, avec à la fin une grosse retraite bien garantie qui rendrait mes vieux jours plus que confortables.
Dans ce contexte, devenir ministre aux Comores ou même président aux Comores devient, du coup, moins intéressant pour moi.
Autrement dit, mon égoïsme (eh oui, tout le monde peut l'être !) et mon instinct de survie me font entrevoir ceci : la carrière politique est tout ce qu'il y a de plus éphémère.
Elle m'assurerait, au maximum, 5 ans, de carrière politique. Or, si je ne vivais que de politique, que ferais-je une fois la politique terminée ? Comparativement aux autres.
J'ai un emploi de professeur certifié très bien rémunéré en France qui m'assure 15 années encore de vie aisée sans stress. Pourquoi irais-je donc sacrifier une telle situation pour un malheureux poste de ministre ou de président aux Comores, poste que je pourrais perdre à tout moment à l'occasion d'un remaniement ministériel, d'un soulèvement populaire, d'une disgrâce personnelle ou d'un coup d'état.
Bref, je suis beaucoup mieux là où je suis. Voilà pourquoi je ne me vendrai jamais à un président quelconque, ni aujourd'hui, ni demain. Et pour ceux qui se demandaient encore pourquoi je ne m'étais pas vendu jusque-là, comprenez dès aujourd'hui que je ne vais pas dilapider 19 ans de vie et de carrière aisée en métropole pour quelques années de conneries au service d'un gouvernement de corruption.
Ça, jamais !!! Je ne pourrais sacrifier ma situation en France que pour un Comore meilleur entièrement débarrassé des corrompus et des autonomes.
Et voilà pourquoi je m'active à rechercher le départ de SAMBI qui est venu centralisé tout à Moroni pour piller le peu qu'on a . Je n'attends pas que quelqu'un d'autre le fasse pour moi. Je fais ce que je peux pour atteindre cet idéal et appelle tout simplement ceux qui pensent comme moi à unir leurs forces aux miennes pour libérer les Comores du cancer Sambisme.
Raison morale :
La raison morale est basée sur une donnée simple ; le Professeur que je suis aime trop son honneur et sa dignité. Vu que ma carrière est indépendamment assurée, vu que je ne dépends en rien d'un régime et vu que je suis un idéaliste aux limites de l'extrême, avec un sens de la respectabilité que j'estime être un devoir envers ma personne, je ris au nez de SAMBI et je ne me vois pas en train de travailler sous les ordres d'un homme sans boussole ni matelots.
Voyez-vous, le respect, cela se mérite. Ma mère m'a éduqué pour être un homme digne. Quand on se sent entre collègues de même acabit, on se respecte parce qu'on perçoit la dignité qui découle du caractère des uns et des autres.
Mais quand on se retrouve en présence de quelqu'un qui ne doit sa position qu'aux mesquineries, vols,corruption, milices, mensonges, tripatouillages et machiavélismes en tous genres, alors là aucun respect n'est possible. Vu que de tels individus sont des malfaiteurs, travailler avec eux est synonyme d'association de malfaiteurs.
Les trouvant donc petits, je me refuse à devenir petit comme eux. L'image que j'ai de moi m'interdit tout simplement de me soumettre à plus petit que moi quand ce plus petit est arrivé là où il est par la mesquinerie et non pas par le dur labeur de l'effort personnel et de la prestation morale.
Quand, donc, je regarde SAMBI faire son théâtre aux COMORES, je vois un mécréant sur lequel « Ibliss » est petit par rapport à lui. Quand je vois des parasites du régime et parvenus en tous genres s'activer dans la boue qui leur sert de régime, j'ai envie de pleurer. C'est dire que ma haine de l'immoralité que cultivent ces êtres déchus dans le « Belzébuthisme » le plus abject me donne tout simplement une envie viscérale d'appeler au bon coup d'état.
Pour moi, ce ne sont pas des hommes, mais des sous-hommes, des mécréants, des dictateurs sans valeur en face desquels je me sens hautement supérieur.
Ce sont des parvenus, je ne le suis pas. Nous ne sommes donc pas de la même catégorie d'hommes. Je ne me sens donc pas la capacité morale de travailler sous un homme viscéralement dictateur comme SAMBI pour cultiver avec lui sa criminelle médiocrité.
Je ne me sens pas non plus la force morale de travailler en compagnie de mécréants comme ses autres voyous de bas étage : nous n'avons pas les mêmes valeurs.
Voilà pourquoi je tiens à rassurer ici mes compatriotes comoriens de Mayotte : l'on me trahira encore, certes, mais même si je dois rester tout seul à combattre le régime SAMBI, je le ferai.
Ma bataille ne dépend pas de ce que les autres font, mais plutôt de ce que moi je crois.
Vous entendrez sans doute des corrompus faire encore courir des bruits sur moi, en essayant de faire croire par la voix et les actes de leurs affluents que je suis au service du Sambisme car un ami beau frère est nommé ministre.
Il y a une chose à faire leur botter le cul.
Ainsi, tant que l'air circulera dans mes poumons et que je serai doté de capacités physiques et mentales, je continuerai à hanter le sommeil de ces voyous au pouvoir. Ce SAMBI de bas étage, ce dictateur à la morale mesquine et aux manières cromagnoniennes, ce parvenu qui cause la mort des Comoriens à se maintenir au pouvoir alors que son cerveau est aussi vide d'idées que le cerveau d'un dictateur. Mais c'est facile de faire à la POUTINE Monsieur SAMBI pour ne pas créer c'est antagonisme méchant des îles.
Il est donc important, finalement, pour les Comoriens de commencer à véritablement montrer de la perspicacité quand un homme se présente à eux comme opposant.
La question simple qu'il faut toujours leur poser est la suivante : qui es-tu, d'où viens-tu, quel est ton parcours et d'où te vient ta fortune ? T'es-tu fait hors politique ou es-tu un de ces requins qui veulent profiter de la politique pour s'enrichir ? Bref, il faut demander à chacun de ces supposés opposants de vous présenter leur CV pour savoir qu'ils sont réellement.
En posant les bonnes questions aux marchands de tapis qui se présentent à eux, les Comoriens sauront enfin qui est qui. Ils pourront ainsi s'épargner les déceptions des corrompus. Chez nous aux Comores, on croit trop souvent que quelqu'un est opposant juste parce qu'il a eu un problème personnel avec le président. Non, chers compatriotes. Faire de l'opposition doit allier aux principes politiques les principes de moralité et de dignité qui découlent de l'accomplissement personnel de l'être. Car il y a des êtres accomplis et des êtres non accomplis. Quand on est capable de s'accomplir hors de la politique et hors de la sphère présidentielle, on est un homme, un vrai. Mais quand, pour s'accomplir, on doit aller lécher tous ces présidents corrompus, alors on est un être incomplet, donc un animal. Et dans ce cas, on trahira toujours ses idéaux et ceux du peuple pour la pitance que ces présidents vous donnent en échange de votre âme.
Il demeure donc, hélas, que la corruption des opposants politiques aux Comores aura, au cours des 35 ans d'indépendance, fait plus de mal à la nation que de bien. Ceci nous amène à la leçon numéro deux que je développerai prochainement.
Chers compatriotes comoriens de Mayotte croyez moi Sambi partira bientôt.
BASHRAHIL MOHAMED FARID
Professeur certifié de Mathématiques
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