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Etat des lieux

L’Archipel des Comores est composé de quatre îles :
 la Grande Comore (1025 km²), Mohéli (211 km²), Anjouan
 (421 km², et Mayotte (374 km²) situées dans l’océan indien, à l’entrée nord du canal de Mozambique, entre Madagascar et l’Est du continent africain.

Mais l’Etat comorien ne contrôle que trois îles (la Grande Comore, Mohéli et Anjouan) puisque Mayotte est restée dans le giron de la France après l’indépendance unilatérale du 6 juillet 1975.

 10 000 kilomètres environ séparent ce pays francophone de son ancienne Métropole.

 L’isolement par rapport au monde extérieur est relayé par un isolement intérieur du fait de l’insularité, de la faiblesse des moyens de communication et des transports.

L’enfermement, le  repli sur soi, et l’immobilisme sont un frein au développement.

 L’indépendance a mis fin à l’isolement colonial, sans pour autant, régler les difficultés de communications et de ravitaillement par l’extérieur, notamment en périodes cycloniques.


Les défis sont nombreux : la pauvreté généralisée et la fragilité des institutions, le chômage, l’obscurantisme, les maladies engendrées ou non par la faim et la malnutrition, la non performance du système des soins etc.

 La pauvreté accentue l’instabilité du lien conjugal, l’éclatement du mariage et la crise des valeurs qui ont fait la cohésion sociale.

 Les coups d’état ne sont pas au goût du jour depuis 1999. Mais le sentiment d’insécurité lié aux atteintes successives à la sureté de l’Etat, aux manœuvres séparatistes et au non respect des règles est latent ; d’où la difficulté d’initier le développement durable sous l’impulsion d’un Etat et des institutions qui peinent à exister.

 Les accords de Fomboni, la constitution du 23 décembre 2001, les élections législatives et présidentielles, ainsi que le règlement du séparatisme d’Anjouan, ont coûté très cher à la communauté internationale.

Néanmoins, ces évènements ont créé l’espoir d’un règlement définitif de la crise comorienne, et l’aboutissement du processus de consolidation des institutions démocratiques.

De ce fait, la consolidation des institutions issues des accords de Fomboni, et l’amélioration des conditions de vie des Comoriens, (le pouvoir d’achat, des emplois rémunérés grâce à, des entreprises qui investissent), seront nos principales priorités.


 Ce projet n’est réalisable que si l’Etat et son autorité sont restaurés.

Si les conflits des compétences paralysent le fonctionnement des institutions, si les recettes publiques s’évaporent, si les dépenses non budgétisées ou incontrôlées prennent des proportions alarmantes, si les squatters s’approprient les terrains domaniaux, si le pouvoir institutionnel disparaît au profit du pouvoir personnel, si l’impunité encourage les délits, les faux en écritures publiques, la fraude des examens, et si la justice par son impuissance, contribue à l’insécurité, c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas de véritable Etat, ni administration en dépit des apparences.

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